Contingences Fiscales Typiques dans les Acquisitions en Espagne — Ce qu'il Faut Vérifier
Les contingences fiscales sont souvent les plus significatives dans les opérations de M&A en Espagne. La prescription fiscale est de 4 ans à compter de la date de dépôt de la déclaration (art. 66 LGT), mais passe à 10 ans si l’obligation n’a pas été déclarée. Les principaux domaines de risque sont :
Impuesto sobre Sociedades : vérification des bases imposables négatives (BIN) utilisées ou en report (pouvant être contestées par l’AEAT), revue des déductions appliquées (I+D+i, doble imposición), analyse des opérations vinculées et de la conformité des prix de transfert (art. 18 LIS), et vérification de l’application correcte des amortissements et provisions déduites. Pour les cibles qui appliquent le taux réduit de 15 % (nouvelles entreprises), nous vérifions que les conditions sont effectivement remplies.
TVA : revue de la correcte application des exonérations et des inversions de sujeto pasivo, analyse de la prorata de déduction pour les entreprises réalisant des opérations exonérées et imposables, vérification des opérations intracommunautaires (modèle 349), et risque de requalification d’opérations exonérées en opérations soumises ou vice versa.
Prix de transfert : pour les filiales de groupes, nous analysons la conformité des opérations vinculadas avec le principe de pleine concurrence : management fees, redevances, prêts intragroupe, achats/ventes de biens. La sanction pour documentation inadéquate est de 1.000 € par donnée omise (minimum 10.000 €), et un ajustement de prix de transfert peut entraîner une liquidation d’IS majorée de 150 %.
Retenues et obligations formelles : vérification des retenues IRPF sur salaires, retenues sur loyers (19 %), retenues IRNR sur paiements aux non-résidents, et respect des obligations déclaratives (modèles 190, 347, 349). Le non-respect des obligations formelles peut entraîner des sanctions indépendantes des liquidations d’impôts.
Pour les acquéreurs français, Euroaccounts analyse aussi les implications de la CDI France-Espagne sur les flux post-acquisition (dividendes, intérêts, redevances) et identifie les opportunités d’optimisation de la structure d’acquisition.
- Prescription fiscale : 4 ans (10 ans si obligations non déclarées)
- IS : BIN en report, déductions, prix de transfert, amortissements/provisions
- TVA : prorata, inversions de sujeto pasivo, opérations intracommunautaires
- Prix de transfert : sanction minimum 10.000 € pour documentation inadéquate
- Retenues et obligations formelles : IRPF, IRNR, modèles déclaratifs
